Échange avec Céline Saintin, Responsable du pôle soins primaires, Agence Régionale de Santé Occitanie

L’inscription des professionnels autorisés à pratiquer l’accès direct connaît quelques lenteurs depuis les débuts. L’ARS a- t-elle résolu ce problème ? Et sous quels délais un masseur-kinésithérapeute peut-il espérer y figurer, après avoir fourni les preuves nécessaires ?
Il convient de rappeler que l’expérimentation sur l’accès direct des kinés, repose sur un processus rigoureux : vérification de l’éligibilité du masseur-kinésithérapeute, confirmation de son adhésion à une CPTS du territoire, puis inscription sur la liste officielle publiée par l’ARS. Dans le cadre de cette expérimentation menée dans l’Aude, le Gers et le Tarn, l’ARS Occitanie a simplifié et accéléré les procédures afin de rendre le dispositif plus lisible et plus réactif pour les masseurs-kinésithérapeutes. Une fois le dossier complet déposé et l’adhésion confirmée par la CPTS, l’Agence Régionale de Santé publie la mise à jour de la liste officielle des kinés autorisés dans un délai maximal de deux semaines. Cet engagement opérationnel vise à garantir une instruction sécurisée, une actualisation régulière et une coordination renforcée avec les CPTS, les CPAM et l’URPS. L’objectif de l’ARS Occitanie est très clair, nous souhaitons faciliter la mobilisation des professionnels et sécuriser chaque étape du dispositif.
Comment savoir quand on y figure enfin ? S’agit-il d’une démarche de vérification spontanée ? Ou reçoit-on une notification, un courrier/courriel ?
Le processus d’instruction est totalement transparent : chaque kiné suit l’avancée de son dossier via la plateforme Démarches Simplifiées. Un accusé de réception est transmis dès le dépôt, le dossier apparaît « en instruction » pendant l’analyse, puis bascule au statut « accepté » dès validation par l’ARS. La liste est ensuite actualisée en ligne dans les délais annoncés, afin d’éviter toute zone d’incertitude pour les professionnels engagés dans l’accès direct.
En cas de consultation en accès direct dans cet intermède, doit-on craindre des indus ? Et qui contacter en cas de souci ?
Concernant la facturation, les questions d’indus relèvent de l’Assurance Maladie, qui reste l’interlocuteur référent. Toutefois, l’expérimentation s’appuie sur un travail coordonné entre le Ministère, l’ARS, les CPAM, les CPTS, l’Ordre et l’URPS, qui partagent les mêmes informations et les mêmes listes actualisées. Dès lors que la démarche est engagée par le kiné et que son dossier est en cours de validation, il n’y a pas de raison de redouter des indus. En cas de doute, la CPAM est à solliciter en priorité, avec l’appui de l’ARS si nécessaire pour faciliter les échanges.
L’ARS Occitanie adopte dans cette expérimentation une posture facilitatrice, transparente et non contraignante, au service des professionnels et des patients. Pour accompagner ce déploiement, un comité de pilotage régional est installé dès le mois de décembre 2025 afin d’assurer un suivi partagé, d’identifier rapidement les éventuelles difficultés et de fluidifier encore davantage les processus. L’ambition de l’ARS Occitanie est forte : contribuer au développement d’un accès direct lisible, cohérent et porteur d’améliorations concrètes pour l’accès aux soins des patients sur les territoires d’Occitanie.