Les kinésithérapeutes occitans se positionnent actuellement au cœur d’une démarche régionale inédite : promouvoir l’alternative à la prescription médicamenteuse. Explications.
Fin 2025, à l’initiative de l’ARS Occitanie, un comité de pilotage (COPIL) inter-URPS a vu le jour autour d’une question aussi simple qu’ambitieuse : comment cheminer vers la sobriété médicamenteuse et mieux prescrire? C’est notre confrère Xavier Font (Narbonne), 1er vice-président de l’URPS MK Occitanie qui nous y représente.
« Dès la première réunion, qui s’est tenue le 15 janvier dernier, les travaux ont été lancés pour préparer un événement régional majeur : la Journée régionale « Sobriété médicamenteuse : usage raisonné des médicaments et alternatives à la prescription, en Occitanie », dont le séminaire conclusif se tiendra le jeudi 26 novembre 2026 au Palais des Congrès de Carcassonne », précise-t-il. À travers lui, c’est toute l’URPS qui a choisi de s’impliquer pleinement dans cette dynamique, tant au sein du COPIL que du comité scientifique, dont la prochaine réunion est prévue le 5 mai prochain.
Les kinés, acteurs essentiels de l’alternative à la prescription
Pour l’URPS MK Occitanie, le message est clair et revendiqué : le kinésithérapeute est l’un des professionnels de santé les mieux placés pour incarner une alternative crédible et efficace à la prescription médicamenteuse dans les douleurs et troubles fonctionnels ainsi que dans la prise en charge des pathologies chroniques sans oublier l’éducation thérapeutique et l’automatisation du patient. « Il ne s’agit pas ici de médecine alternative au sens commun du terme, mais bien d’une approche alternative, fondée sur des actes thérapeutiques reconnus : rééducation, activité physique adaptée, éducation du patient, approche environnementale de la santé », souligne Patrick Saut, président. Xavier Font insiste : « Notre plus-value consiste à développer une autre approche. Le message est clair : il peut y avoir une alternative à la prescription, mais ne stigmatisons pas pour autant le médicament. Le sujet, à mes yeux, c’est de faire mieux, moins, plus cohérent. »
Trois représentants de l’URPS au cœur du programme
L’implication de l’URPS Kinés Occitanie devrait se traduire concrètement par la participation active de trois de ses membres au programme du séminaire :
- Xavier Font, 1er vice-président et référent URPS, assurera la représentation de la profession et portera le positionnement des kinés comme alternative à la prescription tout au long des travaux du COPIL et du comité scientifique.
- AurélieDelmont devrait intervenir sur le sujet de l’Activité Physique Adaptée (APA), domaine dans lequel les kinésithérapeutes jouent un rôle incontournable.
- Benoît Guiraud prendra la parole dans le volet consacré à l’écologie en santé, en lien avec l’approche One Health qui irrigue l’ensemble de cette démarche régionale.
À noter que le séminaire du 26 novembre s’articulera autour de 3 plénières, 6 ateliers et des kiosques dédiés à la présentation d’expériences et d’expérimentations régionales. Il mobilisera l’ensemble des acteurs du premier recours, du sanitaire, du médico-social, mais aussi les patients et les professionnels vétérinaires dans un esprit résolument intersectoriel. L’objectif est ambitieux : partager les bonnes pratiques, faire connaître les alternatives aux traitements courants, identifier les freins rencontrés par les prescripteurs et construire ensemble des pistes d’action concrètes pour une Occitanie engagée dans la sobriété médicamenteuse.