Victime ou témoin de violences, comment réagir ? Pour accompagner les masseurs-kinésithérapeutes dans ces situations, l’URPS MK Occitanie met à leur disposition de nouveaux outils pratiques pour faciliter le signalement, guider les conduites à tenir et favoriser la protection des professionnels comme des patients.
Mieux accompagner les kinésithérapeutes face aux violences
Au cabinet comme au domicile des patients, les masseurs-kinésithérapeutes peuvent être confrontés à des violences ou à des incivilités dans le cadre de leur exercice. Ils peuvent également être témoins de situations de violences intrafamiliales ou de maltraitance.
Face à ces situations parfois difficiles à identifier et à gérer, il est essentiel de disposer de repères clairs pour savoir comment réagir, qui alerter et quelles démarches entreprendre.
Dans cette perspective, l’URPS MK Occitanie poursuit son engagement en faveur de la protection des soignants et de l’accompagnement des professionnels de santé de la région.
Trois outils pratiques pour agir
Élaborés avec la participation du Conseil régional de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et de SPS, l’Institut pour la santé des soignants, ces nouveaux supports ont pour objectif d’apporter des réponses concrètes aux professionnels confrontés à des situations de violence.
Un livret pratique : « Victime ou témoin : dire stop ! »
Ce guide détaille les principales démarches à entreprendre face aux violences en milieu professionnel. Il présente les modalités de signalement, les interlocuteurs à solliciter et les conduites à tenir lorsqu’un patient, un mineur ou un adulte vulnérable est susceptible d’être victime de violences. Il propose également des conseils pour accueillir la parole, observer les signes préoccupants et orienter les personnes concernées.
Une fiche récapitulative : « Violences : victime ou témoin, que faire ? »
Conçue pour retrouver rapidement les informations essentielles, cette fiche synthétise les réflexes à adopter : se protéger, signaler les violences subies, informer les instances ordinales et l’URPS, ou encore sécuriser, écouter et orienter un patient victime de violences.
Un modèle de courrier de signalement au procureur de la République
Pour faciliter les démarches, un modèle de courrier est également proposé. Il aide les professionnels à structurer un signalement en s’appuyant sur des éléments précis, objectifs et datés, notamment les constatations cliniques et les propos rapportés.
Ces ressources constituent une première étape pour aider les kinésithérapeutes à agir de manière adaptée, dans le respect du cadre légal et de leur rôle professionnel.
Des repères concrets pour mieux réagir
Au-delà des démarches administratives, le livret rappelle plusieurs principes essentiels : protéger les personnes, accueillir leur parole sans jugement, consigner les faits avec précision et alerter les interlocuteurs compétents lorsque la situation le nécessite.
Il insiste également sur l’importance de ne pas mener soi-même une enquête ni de confronter l’auteur présumé des violences.
Les professionnels peuvent notamment s’appuyer sur le Conseil départemental de l’Ordre, leur URPS, l’Observatoire national des violences en santé (ONVS) et les dispositifs d’accompagnement spécialisés.
L’URPS rappelle également que les conséquences psychologiques d’une agression ne doivent pas être négligées. SPS propose ainsi une plateforme d’écoute et d’orientation destinée aux professionnels de santé, y compris aux témoins de violences.
Un engagement qui se poursuit
La commission « Protection des soignants » de l’URPS MK Occitanie poursuit ses travaux autour de la qualité de vie des professionnels, de la prévention de l’épuisement professionnel et de la lutte contre les violences subies par les soignants.
Un troisième document, consacré à la prévention, est actuellement en préparation. Il aura pour objectif d’aider les kinésithérapeutes à adapter leurs pratiques et leurs cabinets afin de renforcer leur sécurité au quotidien.
Retrouvez dès maintenant en bas de page les ressources de l’URPS MK Occitanie :
- Le livret pratique « Victime ou témoin : dire stop ! »
- La fiche récapitulative « Violences : victime ou témoin, que faire ? »
- Le modèle de courrier de signalement au procureur de la République
Parce que la protection des soignants est un enjeu collectif, l’URPS MK Occitanie poursuit sa mobilisation pour informer, accompagner et donner aux kinésithérapeutes les moyens d’agir.
Avec la participation du Conseil régional de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et de SPS, l’Institut pour la santé des soignants.